Voyage · La Réunion · février 2026

Invité à un mariage à 9 375 kilomètres,
j'ai reçu l'île en plus.

Des rais de lumière traversant les nuages au-dessus d'un cirque aux versants boisés
Des rais de lumière sur le cirque, entre deux averses. En février, la lumière change toutes les 10 minutes.

8 jours dans une île qui passe de la mer à 3 000 mètres en une heure de route. Ni agence, ni circuit, ni programme : des habitants m'ont ouvert leur île comme on ouvre sa maison, et m'ont emmené là où ils vont eux-mêmes le dimanche. Deux cirques, une coulée de lave encore nue, un volcan qui s'est réveillé pendant que j'étais là, et des tables de famille où l'on ne compte rien.

Dénivelé parcouru, relevé au GPS-2 à 1 596 m

Distance sur l'île, à vol d'oiseau670 km au moins

Cirques traversés, sur les 32

Février 2026.

Saint-BenoîtSainte-RoseCilaosSaint-DenisBois Court
8 jours à sillonner une île de 70 kilomètres de large. Départ en vert, dernier point en ambre.283 positions relevées sur mes photographies. Les segments sont des lignes droites d'une prise de vue à la suivante, pas un relevé de route.
Vue plongeante depuis un belvédère sur le village de Grand Bassin, au fond d'une vallée encaissée
Grand Bassin depuis le belvédère : un village sans route, au fond de la vallée. On y descend à pied, ou on le regarde d'en haut.

Ce qu'aucun circuit n'aurait mis au programme

Préparer La Réunion, normalement, c'est arbitrer entre les mêmes 10 sites, louer une voiture, empiler les réservations, et rentrer avec les photos de tout le monde. Un guide optimise ce qui se réserve. Il ne peut pas programmer un entraînement de football qui décide d'un coucher de soleil, ni une récolte de cœurs de palmiste la veille d'un buffet, ni un jardin d'adieux.

La première visite de l'île, à peine sorti de l'aéroport, est une galerie marchande. Pas pour acheter : c'est là que Clotilde et Jocelyn ont eu leur premier rendez-vous, quelques années plus tôt. On commence la visite d'une île par le lieu où commence l'histoire de ceux qui vous la montrent. Aucune agence ne vend ça, et aucune ne pourrait.

Un rayon de supermarché rempli de bouteilles de rhums arrangés colorés
Le rayon des rhums arrangés d'un supermarché, le premier soir. Vanille, letchi, faham : c'est un rayon entier, pas une étagère à souvenirs.

2 de mes couchers de soleil se sont décidés sur un calendrier de club de football. Jocelyn entraînait du côté de Saint-Louis. On le dépose à sa séance, et on va attendre au bord de l'eau à L'Étang-Salé, sur le sable noir. Deux fois, à 5 jours d'écart, presque au même point. Le rythme du séjour suivait la vie locale, pas un planning, et c'est comme ça qu'on se retrouve seul sur une plage de sable noir un soir de semaine, à attendre que la lumière tombe.

Une caisse remplie de cœurs de palmier blancs, prêts à être préparés
Des cœurs de palmiste récoltés la veille sur un terrain de la famille, pour le buffet. J'étais à la récolte. C'est le plat de fête de l'île, et il se mange cru.

Le premier et le dernier arrêt de l'île sont le même jardin, celui des parents de Clotilde dans les hauts de Saint-Benoît, là où s'est aussi tenu le repas de noce. Gingembre rouge et combava le premier jour, agrumes posés sur la tôle rouge le dernier. Un séjour ouvert, fêté et refermé par le même jardin de famille, ça change la couleur du souvenir.

Le dernier jour, je porte leur maillot : celui de l'AS Saint-Louisienne, le club où Jocelyn a entraîné, 16 fois champion de La Réunion. C'est lui qui me l'a donné.

Mes données le confirment sans l'avoir voulu : le point le plus à l'ouest de tout mon séjour n'est ni un cap ni une plage, c'est leur rue. La géométrie du séjour a pour sommets leur domicile, leur commune de mariage et les lieux de leur quotidien.

L'Est, la côte au vent

Bras-Panon, Sainte-Suzanne, Salazie. C'est le côté vert de l'île, celui où il pleut, celui où vit la famille, et celui qu'aucun circuit ne priorise. Faites défiler.

  1. Un chemin de terre ocre entre deux murs de cannes à sucre, montagnes au fond
    Un chemin de terre rouge dans les cannes, dans les hauts de Bras-Panon. À 10 minutes du logement, et sur aucun programme.
  2. Une grappe de fruits de la passion verts pendus à leur liane, feuillage dense
    Des fruits de la passion sur la liane, dans le jardin des parents de Clotilde. C'est le premier arrêt de l'île, avant tout le reste.
  3. Une rivière à galets rejoignant l'océan entre deux rives végétales, ciel bleu
    L'embouchure de la rivière des Roches, côte au vent. L'eau descend des cirques et finit là, en quelques kilomètres.
  4. Une allée bordée de palmiers menant à un phare blanc, en fin d'après-midi
    L'allée du phare de Bel-Air. C'est le seul phare de l'île, en service depuis 1846.
  5. La façade claire d'une église à deux clochers, montagne verte derrière
    L'église de Salazie, deux clochers dans un village posé à 455 mètres, avec la montagne verte juste derrière.
  6. De gros agrumes verts posés sur un toit de tôle rouge, feuillage dense autour
    Les agrumes du jardin de famille débordent sur la tôle rouge. C'est la photo des adieux, dans le jardin même où le séjour avait commencé.
Le cirque de Salazie, versants boisés et fleurs violettes au premier plan
Le cirque de Salazie. Le grandiose y est accessible en voiture, ce qui est vrai de presque toute l'île.

Un village sans route, regardé depuis un balcon de verre

Grand Bassin est habité depuis 1789. Il a compté jusqu'à 250 familles, il en reste quelques dizaines d'habitants, et aucune route n'y est jamais montée : ce qui entre ou sort du village descend le sentier à dos d'homme ou passe par câble. Comptez 2 heures pour descendre et jusqu'à 3 heures pour remonter.

On le regarde depuis le belvédère de Bois Court, sur la Plaine des Cafres, à 1 405 mètres relevés au GPS. Une passerelle à fond de verre y a été inaugurée 5 mois et demi avant mon passage : 4,55 millions d'euros, financés à environ 80 % par le FEDER, un plancher prévu pour 900 kg au mètre carré. J'étais debout sur la vitre, le vide sous les semelles, et le cerveau qui refuse pendant deux secondes de croire ce que les pieds lui disent.

Le contraste tient dans une seule image : un village de 1789 sans route, regardé depuis un balcon de verre de 2025. Les 2 réalités de l'île se font face, à 700 mètres de dénivelé l'une de l'autre, et aucune des 2 ne semble vouloir changer.

Mes guides pouvaient choisir n'importe quel belvédère de l'île pour mon dernier jour, le volcan compris. Ils ont choisi Bois Court, le point de vue des familles du Tampon, celui du dimanche, gratuit, à 20 minutes de la nationale. C'est un choix d'habitants, et c'est exactement pour ça qu'il est bon. Un conseil qui vaut pour toute l'île : y aller le matin. À 11 h 30, les nuages sont déjà accrochés aux remparts.

Deux choses pratiques, parce qu'elles ne se devinent pas : le belvédère est en accès libre, avec un parking au bout de la route de Bois Court, et la passerelle ne se réserve pas. Et la descente à Grand Bassin est une randonnée sérieuse : c'est la remontée qu'il faut compter, pas la descente.

Rouler sur une coulée de lave

Au sud-est, la nationale traverse le Grand Brûlé, le versant où le Piton de la Fournaise déborde de son enclos jusqu'à la mer. En avril 2007, la plus grosse éruption mesurée du volcan a recouvert cette route. La chaussée actuelle roule sur la coulée.

Le faitLa mesure
Route coupée surplus de 1,3 km
Largeur de la coulée1 250 m
Épaisseur maximalejusqu'à 40 m
Volume émis90 à 110 millions de m³
Terrain gagné sur l'océanplus de 200 m
Effondrement du cratère Dolomieuenviron 300 m

19 ans après, on voit une pente noire uniforme qui descend du volcan à l'océan, traversée par le ruban propre de la route reconstruite. Sur les bords, fougères et filaos recolonisent le basalte : on lit l'âge des coulées à la hauteur de leur végétation, et celle-ci en est encore aux broussailles. L'arrêt est banal côté équipement, et vertigineux côté sens : on marche sur 40 mètres d'épaisseur de roche qui n'existait pas il y a 20 ans, et on n'arrive pas vraiment à se le représenter.

Plus au nord sur la même route, l'église Notre-Dame-des-Laves de Piton Sainte-Rose garde la trace d'une éruption plus ancienne. En avril 1977, une coulée hors enclos a détruit une vingtaine de maisons du village, est entrée d'environ 3 mètres dans la nef, puis a contourné l'édifice avant de finir en mer. On monte au parvis par un escalier taillé dans cette coulée. Les habitants y ont vu un miracle ; le géologue y voit une bifurcation. Sur place, devant la lave arrêtée net contre le mur, les deux lectures se valent.

Le Grand Brûlé et la route du Sud

Sainte-Anne, la Rivière de l'Est, le Grand Brûlé, le Cap Méchant. C'est le tour de l'île par le sud sauvage, celui où la carte change tous les 20 ans. Faites défiler.

  1. Une pente de lave noire uniforme rejoignant le bleu de l'océan, premières repousses vertes
    La coulée de 2007 descend du volcan jusqu'à l'océan, d'un seul tenant. Le vert que vous voyez sur les bords a 19 ans, pas un jour de plus.
  2. La route traversant une coulée de lave noire, vue depuis le pare-brise d'une voiture
    La route reconstruite sur la coulée, vue du pare-brise. On roule sur 40 mètres d'épaisseur de roche qui n'existait pas il y a 20 ans.
  3. Une côte de lave noire descendant vers l'océan au coucher du soleil, traversée par un chenal d'eau
    Le basalte descend jusqu'à l'eau et un chenal s'y faufile. À cette heure-là, le noir vire au violet.
  4. La façade d'une église entièrement sculptée de motifs clairs, une voiture au premier plan
    L'église de Sainte-Anne, la plus ouvragée de l'île. Chaque centimètre de sa façade est sculpté, et on la croise au bord de la route comme une maison.
  5. Une arche de pierre encadrant le tablier d'un pont suspendu, deux silhouettes engagées dessus
    Le porche du pont suspendu de la Rivière de l'Est, livré en 1894. Il se traverse à pied depuis décembre 2023.
  6. Un large lit de galets gris entre deux rives végétales, océan à l'horizon
    Sous le tablier, 42 mètres plus bas, la rivière file vers l'océan sur son lit de galets.
  7. Un pont routier fin enjambant une rivière à galets, vu en plongée depuis un tablier
    Deux générations d'ouvrages sur la même rivière : le pont de 1894 d'où je regarde, et celui d'aujourd'hui.
L'église Notre-Dame-des-Laves, entourée par la coulée de lave figée qui s'est arrêtée à ses murs
Notre-Dame-des-Laves, à Piton Sainte-Rose. On monte au parvis par un escalier taillé dans la coulée.La coulée est entrée de 3 mètres dans la nef

Le volcan s'est réveillé pendant que j'étais là

Le Piton de la Fournaise est entré en éruption pendant le séjour. Je n'ai pas fait la marche d'approche et je n'ai pas de gros plan de fontaine de lave : ce que nous avons vu, c'est un peu de lave au loin, une ligne rouge dans le noir, à distance. Sur une photo, ce n'est rien.

Dans la tête, c'est autre chose. La montagne qu'on a traversée l'avant-veille, celle dont on a longé les coulées froides à hauteur de pare-brise, est en train d'en fabriquer une nouvelle pendant qu'on la regarde. L'île qu'on visite n'est pas terminée.C'est le genre d'évidence qu'on croit connaître et qu'on ne comprend qu'une fois sur place, avec la lueur en face.

Je n'ai donc pas mis les pieds au sommet, ni au piton Maïdo, les 2 belvédères les plus célèbres de l'île. Je ne l'ai pas vécu comme un manque, et c'est l'enseignement du séjour : quand personne n'a de checklist, personne n'a de frustration.Il reste des raisons de revenir, et elles sont déjà localisées.

La route aux 400 virages mérite qu'on dorme au bout

35 kilomètres ouverts en 1932 relient Saint-Louis, au niveau de la mer, à Cilaos, posé à 1 200 mètres au fond de son cirque. 3 tunnels taillés dans le rempart, et un surnom que tout le monde emploie ici. Le GPS de mes images raconte la grimpe sans un adjectif : 218 mètres, puis 310, puis 376, et 1 168 à l'entrée de Cilaos. 2 heures pour 35 kilomètres, arrêts photo compris.

La route remonte la gorge en lacets serrés et à chaque virage le rempart change de côté. Le passager profite du vertige ; le conducteur compte les bus qui descendent en face. Quant au nombre exact de virages, personne ne l'a jamais publié : 400 est la formule locale, pas un décompte.

La plupart des visiteurs font Cilaos en aller-retour dans la journée. Dormir en haut change tout. Le lendemain matin, le village est rendu à ses habitants : marchés, rues calmes, remparts nets avant que les nuages ne montent. Puis les sentiers proches, jusqu'à 1 454 mètres. Cilaos a un passé de station thermale, sources découvertes en 1831 et premier établissement en 1852, et le village en garde une taille inhabituelle pour un fond de cirque. L'activité thermale s'est arrêtée après le cyclone de 1948 ; les équipements, eux, sont restés.

3 choses à savoir avant de monter. Les tunnels sont à gabarit réduit et la route est étroite. 35 kilomètres de virages continus, c'est un vrai sujet si vous êtes sujet au mal des transports. Et l'altitude fait le climat : à 1 200 mètres, les soirées sont fraîches même en février, et le gilet du bagage sert ici.

Cilaos, au bout des 400 virages

Les ouvrages de 1932, l'église du village, la Mare à Joncs au petit matin. Ce que voit celui qui dort en haut, et pas celui qui redescend le soir. Faites défiler.

  1. Un pont métallique étroit à poutres croisées, une moto arrivant en sens inverse
    Un pont en treillis de la route de 1932, et le motard d'en face. On se croise à peine, et c'est comme ça sur 35 kilomètres.
  2. Un plan d'eau vert bordé de joncs et de fleurs orange, remparts en fond
    La Mare à Joncs au matin, avant les excursionnistes. C'est exactement ce qu'on gagne à dormir en haut.
  3. La nef claire d'une église à charpente apparente, autel fleuri au fond
    La nef de Notre-Dame-des-Neiges, l'église de Cilaos, charpente apparente et autel fleuri. Une paroisse entière posée à 1 200 mètres au fond d'un cirque.
  4. Une cascade tombant en rideau sur des roches, dans un ravin couvert de végétation
    Une cascade en rideau au fond d'un ravin. L'île en compte des dizaines, et la plupart ne sont sur aucun programme.
Le cirque de Cilaos vu depuis la Roche Merveilleuse, le village posé au fond des remparts
Cilaos vu de la Roche Merveilleuse. Le village apparaît d'un coup au fond du cirque, cerné par les remparts.

Une île se comprend d'abord à table

Le cari est la structure de tout : un riz, des grains, une viande ou un poisson mijoté au curcuma, et un rougail à côté qui décide de la température de la bouche. On le mange au bord de la route au Cap Méchant comme sur une table de famille, et c'est le même plat.

Le repas le plus haut du séjour est aussi le meilleur : 1 596 mètres, sur la Plaine des Cafres, une table couverte de marmites qu'on se passe. C'est le point culminant relevé de tout le voyage, et ce n'est pas un sommet : c'est un déjeuner.

Une table de restaurant couverte de marmites, bols de riz et caris
Le point le plus haut de tout le séjour, à 1 596 mètres : une table. Les marmites arrivent et personne ne compte.

Et il y a ce qui ne s'achète nulle part : les cœurs de palmiste coupés la veille sur un terrain de la famille pour le buffet, préparés crus en salade. J'étais à la récolte. On ne goûte pas la même chose quand on a vu d'où ça sort.

Une île française où l'on fête le Nouvel An chinois

C'est une île française à 9 375 kilomètres : rien à changer, rien à convertir, et le téléphone marche en descendant de l'avion. Ça, c'est la partie administrative, et elle est sans surprise.

Ce qui surprend, c'est ce que « français » veut dire ici. Dans une galerie de Saint-Denis, des lanternes rouges au plafond et une laitue suspendue à un fil, prête à être cueillie par le lion : le Nouvel An chinois se prépare, à quelques rues d'une cathédrale et d'un temple tamoul. L'île tient ensemble des mondes qui ailleurs se regardent de loin, et elle ne semble même pas trouver ça remarquable.

Des lanternes rouges au plafond d'une galerie, une laitue verte suspendue à un fil
La laitue attend le lion. Nouvel An chinois dans une galerie de Saint-Denis, à 9 375 kilomètres de Paris.

On repart de Saint-Denis par le Jardin de l'État, créé en 1761, et par un banian dont les racines aériennes forment une deuxième forêt sous l'arbre. Puis par le jardin de famille des hauts de Saint-Benoît, celui du premier jour. La boucle est exacte, et elle n'a été préparée par personne.

L'Ouest, le lagon et ce qui pousse

Saint-Leu, Mascarin, Saint-Denis. Le côté sec de l'île, son lagon, son passé sucrier et son conservatoire botanique. Faites défiler.

  1. Vue plongeante sur le lagon et la barrière de corail depuis les hauteurs, végétation au premier plan
    Le lagon vu des hauteurs, la barrière dessinée en blanc au large. De la mer aux 1 000 mètres, il y a quelques minutes de route.
  2. Un bassin de nénuphars devant une demeure coloniale à étage, jardin soigné
    Le bassin aux nénuphars devant la maison de maître de Mascarin, le conservatoire botanique national.
  3. Trois fleurs de nénuphar rose vif alignées au-dessus de leurs feuilles
    Trois nénuphars roses, alignés comme s'ils posaient.
  4. Une grappe pendante de fleurs rouge-orange en forme de griffes, feuillage tropical
    La liane de jade rouge, tombée au-dessus d'une allée. On lève la tête par hasard et il y a ça.
  5. Une ancienne machine agricole rouillée exposée dans un jardin public côtier
    Une machine sucrière rouillée dans un square de bord de mer. Le passé sucrier de la côte ouest traîne jusque dans les jardins publics.
  6. Un arbre immense aux racines aériennes multiples dans un parc urbain
    Le banian géant du Jardin de l'État, à Saint-Denis, créé en 1761. Il ne tient pas sur une photo, et c'est bien le problème.

Février, la roulette assumée

C'est la saison des cyclones, et c'est une objection légitime : 2 tempêtes ont frôlé l'île 10 jours avant le mariage. Puis le mois est passé à 60 % de pluie en moins par rapport à la normale, d'après Météo-France. La roulette existe. Elle se joue en connaissance de cause, bulletins à l'appui, et cette fois elle est tombée du bon côté.

6 dernières images de l'île

Ce qui n'entrait dans aucun chapitre, et qui reste quand même. Faites défiler.

  1. Un arc-en-ciel entier au-dessus d'une route bordée d'arbres, ciel chargé
    Un arc-en-ciel complet sur la route de l'ouest, le soir même de l'atterrissage. L'île ne perd pas de temps.
  2. Un viaduc routier filant au-dessus de l'océan le long d'une falaise, vu du pare-brise
    Le viaduc de la route du littoral, entre la mer et la falaise. C'est la route la plus impressionnante de l'île, et c'est juste le trajet du retour.
  3. Une assiette de cari avec riz et grains, canette de boisson locale sur une table simple
    Un cari au Cap Méchant, au point le plus au sud du séjour. Le riz, les grains, le rougail : c'est la structure de tous les repas de l'île.
  4. Un fruit du dragon coupé en deux dans son écorce rose, cuillère et café
    Le fruit du dragon du dernier petit-déjeuner. On le mange à la cuillère, dans sa peau, comme un œuf à la coque.
  5. Un jardin en pente et une maison claire sous un ciel de fin de journée
    La case des hauts de Saint-Leu, à 825 mètres, camp de base de la fin du séjour. Le soir, les nuages montent du lagon jusqu'ici.
  6. Des spirales de galets disposées sur une plage de sable noir, une silhouette au loin
    Des spirales de galets sur le sable noir. Elles ne durent pas, et elles se refont.

Sources : bulletins Météo-France pour la pluviométrie, ENS Lyon pour le volume de l'éruption de 2007. Les altitudes, les positions et les distances viennent des données de mes photographies. Les distances sont des minorants : elles somment les segments en ligne droite entre 2 prises de vue successives.

Voir le trajet sur le globe